Un nouveau PDG et des profits pour General Motors
Publiée le jeudi 12 août 2010
General Motors gagne de la vitesse. Le constructeur automobile récolte un profit net qui dépasse le cap du milliard au deuxième trimestre et il change encore de PDG.

Le nouveau PDG de GM, Daniel Akerson (à doite) mentionne que lui et Ed Whitacre ont la même vision pour GM.
En fin de matinée, GM a annoncé que son PDG, Ed Whitacre, démissionnera en date du 1er septembre. Il sera remplacé par l'administrateur Dan Akerson.
M. Whitacre est celui qui a conclu la restructuration de GM. Il a pris la relève de Fritz Henderson quand celui-ci a démissionné le 1er décembre 2009. Le départ de M. Henderson s'est produit tout juste après que le conseil d'administration eut renversé sa décision de vendre la division européenne Opel.
La valse des PDG s'est amorcée en mars 2009 quand l'administration Obama a forcé Rick Wagoner à quitter les lieux.
Tout indique que la crise est terminée pour le géant de Detroit, qui est rentable pour un deuxième trimestre consécutif. Les profits nets s'élèvent à 1,3 G$ US ou 2,55 $ par action. Un an plus tôt, GM encaissait une perte de 12,9 G$.
Si cette rentabilité paraît bien, les ventes sont encore plus reluisantes. GM a haussé son chiffre d'affaires de 44% à 33,1 G$. Le nombre de véhicules écoulés à l'échelle mondiale, toutes marques confondues, a augmenté de 11% à 2,15 millions.
La production a fait un bond de 47% à 2,26 millions.
Toutefois, la part de marché à travers le monde a reculé de 0,3 point à 11,6%, diminuant sur tous les territoires desservis.
Le fabricant profite de l'occasion pour indiquer qu'au premier trimestre, il a empoché un gain de 123 M$ grâce à la vente de la marque Saab.
Chris Lidell, chef des finances de GM, déclare par voie de communiqué qu'il est satisfait des progrès soutenus de l'entreprise. «Nous avons livré des produits solides, maintenu notre discipline pour les coûts, effectué des progrès […] en restructurant nos activités en Europe et en achetant AmeriCredit».
Par ailleurs, soulignons que General Motors pourrait bientôt demander son retour en Bourse. Selon ce que rapportait la chaîne américaine CNBC mercredi, un appel à l'épargne de 20 G$ pourrait avoir lieu dans quelques jours. Cela en ferait l'entrée boursière la plus importante depuis celle de l'émetteur de crédit Visa, de 19,7 G$, en mars 2008.
À l'heure actuelle, le gouvernement américain détient 61% de GM. Ottawa et le gouvernement ontarien en détiennent pour leur part 11,7%.
Source : Michel Munger, site Argent
