GM a déposé un dossier pour son retour en Bourse
Publiée le mercredi 18 août 2010
Le constructeur automobile américain General Motors a annoncé mercredi avoir déposé un dossier en vue de son introduction en Bourse qui doit lui permettre de rembourser une partie des capitaux publics perçus l'an dernier.
Le document préliminaire adressé par le géant de Detroit aux autorités de régulation américaines n'indique pas le nombre de titres qui seront mis en vente ni la fourchette indicative de prix de ce qui devrait être l'une des plus importantes introductions en Bourse jamais réalisées dans le monde.
Le constructeur a déposé une demande pour une IPO pouvant représenter jusqu'à 100 millions de dollars. Ce chiffre ne représente pas le montant total des fonds que GM espère lever lors de son retour en Bourse, ont déclaré des sources au fait de la situation.
GM pourrait lever jusqu'à 20 milliards de dollars, a-t-on précisé de mêmes sources.
Le projet comportera des actions ordinaires vendues par certains de ses détenteurs de parts et des actions préférentielles.
Morgan Stanley, JPMorgan, Bank of America Merrill Lynch et Citigroup ont été désignées comme les preneurs fermes par le constructeur américain.
GM a précisé qu'il souhaitait être coté à la Bourse de New York et à la Bourse de Toronto.
La première cotation devrait avoir lieu entre fin octobre et fin novembre, soit peu avant ou peu après les élections de mi-mandat au Congrès américain, prévues le 2 novembre.
Le département du Trésor américain a indiqué qu'il se réservait le droit de ne pas vendre ses actions de General Motors, dont il détient 60,8 % du capital. Certaines sources indiquent toutefois qu'il envisagerait de se dégager de 20 % de titres.
Les gouvernements du Canada et de l'Ontario détiennent une part de 11,7 %. Plus tôt cet été, le gouvernement McGuinty indiquait qu'il attendrait de voir l'approche de GM avant de prendre une décision quant à la vente de sa participation dans la société.
Une entrée en Bourse réussie apporterait un argument supplémentaire à l'administration de Barack Obama, qui soutient que le recours à l'argent des contribuables pour sauver la société était justifié.
General Motors s'était placé sous la protection de la loi sur les faillites en juin 2009. Un mois plus tard, après l'étude du dossier, GM sort en conservant quatre marques automobiles (Buick, Cadillac, Chevrolet, GMC) avec l'appui des États-Unis comme actionnaire à 61%, après avoir reçu quelque 50 milliards de dollars d'aides publiques.
La semaine dernière, GM a fait état d'un bénéfice net de 1,3 milliard de dollars au deuxième trimestre, contre 865 millions de dollars au trimestre précédent soit les meilleurs résultats en six ans.
Source : site Argent (avec Reuters)
