Voitures électriques : Québec maintient son objectif
Publiée le mercredi 14 septembre 2011
Même si Nissan ne mettra en vente que 250 véhicules LEAF au Québec en 2012, le gouvernement du Québec maintient son objectif de convaincre un Québécois sur quatre d’acheter un véhicule électrique d’ici à 2020.

Photo fourni par l'Agence QMI : La Nissan LEAF
Le constructeur Nissan procède cette semaine au lancement de sa voiture 100 % électrique, citée dans le plan d’action du gouvernement de Jean Charest en matière de véhicules électriques.
Ce plan prévoit que 25 % des ventes de voitures au Québec d’ici à 2020 seront des véhicules électriques, ce qui correspond à 11 250 autos sur les 45 000 véhicules vendus chaque année dans la province.
Pour plusieurs chroniqueurs automobiles, c’est irréaliste. D’ailleurs, à peine 250 LEAF seront en vente au Québec au cours de la prochaine année.
Le directeur général du concessionnaire Nissan de l’arrondissement Beauport, à Québec, Luc Beaudoin, a précisé que les ventes de la LEAF seront basées sur la demande des consommateurs, plutôt que sur l’offre, comme c’est le cas habituellement dans le marché de l’automobile.
« Les gens doivent répondre à un questionnaire sur internet. Ils versent un dépôt de 99 $ et la voiture est livrée au concessionnaire de leur choix. Il n’y aura pas d’inventaire comme tel », a expliqué M. Beaudoin, avant d’ajouter que « ce n’est pas une voiture pour faire l’aller-retour entre Québec et Montréal », son autonomie étant de 150 km. Le véhicule a une vocation urbaine essentiellement.
De l’avis du concessionnaire, les arguments économiques ne pèseront pas lourd dans le choix de la LEAF. Le prix de base est de 38 000 $, auquel il faut ajouter 2 000 $ en frais de transport et de taxes. La borne d’alimentation à domicile coûtera 2 000 $ et la prise de 500 volts, pour une charge rapide de 20 minutes, est une option à 2 000 $.
Malgré tout, le ministre Clément Gignac, maintenant responsable des Ressources naturelles, considère que l’offre est suffisante pour que le Québec atteigne son objectif de voir rouler 300 000 voitures hybrides ou électriques sur les routes d’ici à huit ans.
Pour lui, l’économie de l’essence en ralliera plusieurs, le rabais de 8 000 $ du gouvernement également, mais le choix de rouler électrique est d’abord un choix environnemental.
« C’est certain qu’on vise un marché urbain, à Montréal notamment. Le marché va augmenter, il y aura de plus en plus de véhicules électriques et la demande va s’accentuer. Je pense que nous sommes sur la bonne voie », a dit M. Gignac, qui a estimé que l’arrivée de la LEAF n’est que le point de départ du plan d’action des voitures électriques.
Le gouvernement du Québec veut d’abord montrer l’exemple et lancera bientôt un appel d’offres pour l’acquisition de 400 voitures de ce genre.
Source : Annie Saint-Pierre, Agence QMI
