Investir, une priorité pour l'industrie automobile
Published on Thursday, January 7, 2010
Après avoir consulté 200 cadres de l'industrie automobile, la firme comptable KPMG affirme que les cinq prochaines années seront marquées par la stabilité et l'investissement.
Le sondage réalisé auprès des fabricants et fournisseurs dans le monde permet de noter que le chômage élevé, le crédit serré et la confusion sur les politiques des gouvernements demeurent des défis.
Par contre, l'optimisme prévaut. Neuf répondants sur dix s'attendent à ce que les entreprises investissent davantage dans leurs activités, notamment pour développer des technologies et modèles.
Ces technologies et nouveaux produits constituent les enjeux majeurs des prochaines années, respectivement selon 85% et 84% des cadres sondés.
La réduction des coûts demeure toutefois importante selon 80% des répondants.
Parmi les problèmes remarqués, la surcapacité des fabricants continue de semer l'inquiétude. C'est en tout cas un enjeu cité par neuf répondants sur dix. Cette surcapacité est évaluée de 11 à 20%, selon KPMG.
Malgré la crise qui a affecté les constructeurs, 25% des personnes sondées prévoient que les profits augmenteront sur cinq ans. Environ 42% anticipent des bénéfices stables et 36% tablent sur un recul.
Afin de se rendre encore plus concurrentiels les fabricants et fournisseurs multiplieront les alliances, fusions et acquisitions. C'est le point de vue de près des trois quarts des dirigeants.
«La situation s'est beaucoup améliorée depuis un an, nous disent les dirigeants, mais il faudra encore du temps avant d'équilibrer l'offre et la demande», dit Laurent Giguère, associé en vérification de KPMG au Canada.
«En dépit des fermetures et des faillites de l'année écoulée, ajoute M. Giguère, la surcapacité à l'échelle mondiale demeure un problème; c'est l'une des principales raisons pour lesquelles la restructuration de l'industrie se poursuivra et le nombre des fusions et acquisitions augmentera.»
Source : Michel Munger - Argent
